Le spécialiste des doudounes et manteaux Parajumpers en finit avec la fourrure animale

person Posté par: Emeline list Dans: Histoire de la mode Sur: comment Commentaire: 0 favorite Frappé: 76

Autre fois synonyme de luxe et garantie de protection contre le froid, la fourrure animale fait depuis quelques années débat dans le milieu de la mode…et pour cause, entre considérations morales, éthiques et environnementales, la question du bien-être animal s’est invitée dans les consciences des consommateurs de vêtements mais aussi chez les créateurs et les industriels de la mode et du textile. Oui, aujourd’hui c’est bien la fin de l’Age d’Or de la fourrure animale et l’effet s’accélère puisqu’en 2021 et 2022 la liste des marques qui s’engagent contre son utilisation s’allonge. Le phénomène s’amplifie et la marque italienne Parajumpers spécialisée dans les parkas, doudounes et autres manteaux connus pour combattre avec efficacité les grands froids, rejoint à son tour cette tendance responsable. 

Un véritable enjeu pour les marques : faire sans la fourrure animale

Utilisation de fourrure animale : le luxe montre l’exemple

Vison, lapin, renard, et bien d’autres animaux ont longtemps été sacrifiés pour leurs pelages. De plus en plus de marques et de grands noms de l’industrie de la mode, de luxe et de prêt-à-porter, ont pourtant décidé de sauter le pas et de renoncer à les utiliser pour leurs créations. Certains renoncements ont d’ailleurs fait le buzz, on citera notamment Gucci, Tom Ford, Burberry, Ralph Lauren, Giorgio Armani, Mickael Kors, Jean-Paul Gaultier ou Versace mais aussi The Kooples, Zadig & Voltaire, H&M, La Redoute, Promod, Pull & Bear, Bershka, Zara… Sandro, Maje et Claudie Pierlot. Plus récemment, en février 2022, c’est la grande maison italienne Dolce & Gabbana qui a renoncé à la fourrure et à l’angora. Une réelle prise de position éthique contre la maltraitante animale et les élevages à destination des fourrures. Des pas en avant qui montrent l’exemple et qui surtout épousent une vraie cohérence de consommation puisqu’en France les sondages sont sans appel : 9 Français sur 10 sont désormais opposés à la production et au commerce de la fourrure. 

La fausse fourrure : le nouveau must have

Comme un bon élève, l’industrie du luxe montre l’exemple et ôte de ses collections des créations que l’on trouvait chics, raffinées et élégantes fût une époque : cols, revers, capuches, chapkas, pompons, manchons ou longs manteaux de fourrures soyeuses dont les couleurs n’ont pas d’égales par la création de l’homme. Ce qui en faisait assurément des modèles uniques.  

Des alternatives ont compensé cette ancienne « superbe », aujourd’hui la fausse fourrure fait notamment illusion et c’est tant mieux. Pas de panique donc si vous souhaitez vous offrir une pièce intemporelle pour affronter l’hiver, manteaux hommes ou doudounes femmes, les fausses fourrures issues généralement du polyester et de l’acrylique offrent aujourd’hui des collections qui font illusion ! Certaines marques en ont d’ailleurs fait leurs signatures comme Stella Mc Cartney, Marei 1998, Charlotte Simone, Maison Attia…

La fourrure animale : l’argument du froid ?

Un enjeu de taille pour des marques comme Parajumpers

Seulement, pour d’autres marques comme Moncler ou Parajumpers notamment, grands spécialistes de la mode « anti-froid », l’enjeu d’un tel renoncement en faveur de la cause animale soulève d’autres interrogations, économiques, créatifs et technologiques. Car c’est bien un argument que certains ont avancé : Quid de la fourrure quand elle n’est pas seulement utilisée pour son esthétique ? Quid des qualités réchauffantes et protectrices de la fourrure animale quand on est un grand nom de la mode spécialisée dans les froids extrêmes ? C’est le cas de Parajumpers qui a dû affronter d’autres enjeux lorsque la grande marque italienne a fait le choix de rejoindre la défense des animaux. 

Pour bien comprendre que cette prise de position n’est pas anodine pour des spécialistes comme Parajumpers il faut remonter aux origines de la naissance de la marque. Nous sommes en 2006 quand le designer Massimo Rossetti fait la rencontre de l’escadron 210, une unité très spéciale des Forces aériennes américaines. Une rencontre bouleversante avec des hommes en mission de recherche et de secours en Alaska, qui risquent leur vie tous les jours dans un univers climatique plus que difficile. Sauver les autres, braver le froid et l’hostilité du temps, c’est cette robustesse et ce courage sans faille qui a inspiré Massimo Rossetti et ce sont ces conditions climatiques extrêmement pénibles qui lui ont donné l’idée de créer des manteaux, doudounes et parkas hommes capables de protéger ces héros du quotidien. La résistance au froid et aux intempéries fait donc partie de l’ADN de la marque Parajumpers, qui a pendant quelques années « équipé » ses créations de rembourrages et de fourrures d’origine animale. Cependant, cette utilisation a tout de même été « raisonnée » puisque Parajumpers ne s’approvisionnait qu’avec des sources éthiques, garantissant qu’aucun animal n’avait été tué uniquement pour sa fourrure ou son duvet.  Les fourrures étaient en effet prélevées sur des animaux destinés à la consommation de viande. 

Quelle garantie contre le froid ? 

Une fois la décision prise, c’était donc la question qui allait se poser : comment garantir aux consommateurs une réelle protection contre le froid sans fourrure animale ? Certes, la fourrure animale offre des qualités thermiques exceptionnelles mais aujourd’hui la technologie est largement capable d’offrir aux consommateurs des vêtements anti-froid tout aussi performants. Depuis sa création, Parajumpers sait conjuguer avec brio mode, confort et chaleur. Et il était évidemment hors de question de sacrifier l’isolation thermique des collections. 

Aujourd’hui encore, même sans fourrure animale, Parajumpers garantit à ses consommateurs l’excellence de la protection anti-froid notamment grâce à des duvets dont les qualités en termes d’isolation thermique ont été perfectionnées, des compositions en nylon très résistantes, des coutures de haute qualité. Des éléments qui confèrent aux parkas, doudounes et manteaux Parajumpers une polyvalence, un confort inimitable et une protection à toute épreuve digne d’une des plus grandes marques haut de gamme anti-froid. 

Il est vrai que la fourrure animale a été une des premières protections de l’homme contre le froid et les intempéries, et il est vrai qu’elle concentre des qualités qui en fait un formidable bouclier. Mais c’est aussi l’évolution des mœurs, des consciences et des modes qui font que l’homme a cette formidable capacité d’adaptation, de créativité et d’inventivité pour chercher d’autres chemins. A l’ère de la technologie qui est la nôtre, la marque Parajumpers a pris le parti de préserver le bien-être animal au profit donc de la recherche, qui est encore à améliorer en termes de fausse fourrure. C’est ce levier là que le grand spécialiste italien de la mode anti-froid a décidé de privilégier pour ne plus avoir à sacrifier la Nature. Il s’agit maintenant de développer encore davantage ces nouvelles alternatives, certes satisfaisantes aujourd’hui, toujours plus perfectibles demain, d’un point de vue écologiques notamment. 

Fourrure animale : encore des efforts à faire !

Aujourd’hui dans le monde, ce sont encore plus de 140 millions d’animaux qui, chaque année, sont sacrifiés pour leurs fourrures…dont 90% sont issus d’élevages. Ces fourrures pullulent dans les créations de mode à bas prix importées de Chine notamment. Quant aux étiquettes de ses produits de masse, elles sont également trompeuses pour le consommateur puisque l’origine réelle de la fourrure n’est même pas mentionnée. Si vous souhaitez investir dans un équipement efficace contre le froid, que ce soit un manteau, un parka ou une doudoune, faites donc le pari de la qualité en privilégiant une fabrication haut de gamme et de réels engagements éthiques derrière celle-ci, comme c’est le cas pour les créations Parajumpers. Résistants et durables, ces vêtements vont protègeront pendant des années. 

Quel avenir pour la fourrure animale ? Il y a encore des efforts à fournir et des engagements à prendre, notamment en France qui passe pour la mauvaise élève de l’Europe dans cette bataille. 2021 a été une année charnière pour la protection animale. Une marque comme Canada Goose s’st même engagée à faire disparaitre la fourrure de coyote de ses créations d’ici la fin 2022. Une autre grande marque de mode anti-froid… 

La mode de demain se doit d’être éthique et responsable, la prise de conscience est en marche. Et cela ne signifie pas la fin de la fourrure, loin de là puisque la fausse fourrure est elle-même en pleine révolution, demain moins polluante et plus durable. Autrefois « cheap », la fausse fourrure promet de nouvelles créations mode tendances, élégantes qui vous protègeront des éléments extérieurs. C’est aux spécialistes et aux marques déjà engagées comme Parajumpers de la sublimer sous ls sceau de l’innovation pour qu’elle se substitue à la vraie fourrure animale, débarrassée de tous ses complexes. 

Des marques comme Parajumpers œuvrent aujourd’hui et développeront toujours plus demain des technologies plus écologiques, des imitations plus réalistes, des matériaux plus innovants pour que la fourrure, même fausse, conserve son aspect visuel élégant, ses performances et sa durabilité. 

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